.: ONLY / GREY :.

Lonely people in a lonely country.

15/04/08

Trop long pour moi.

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On respire? Allez go.

Peux pas parler, pas satisfaite. 16 printemps et 100 ans de solitude. PMMP (groupe finlandais plutôt bon) en boucle +  Buffalo Grill à fond la caisse + estomac & cerveau déprimés. Blur et Supergrass sont mes deux groupes préférés. J'ai réussi à trouver des posters d'eux RARISSIMES (du genre qu'on trouve pas surt EBay même) et qui coûtent la peau du cul d'un éléphant (quatre pauvres petite billets du chiffre 5  se sont envolés). J'ai retrouvé une image minable de Justine Frischmann et Damon Albarn se TENANT LA MAIN. Graham est scandalement ignoré. Starshaped, docu sur Blur, sur YouTube, waaah sont beaux sont talentueux sont bourrés boivent beaucoup de thé. S'habillent comme des poulpes par contre. J'aimerais aller à un concert. J'veux voir les Eurockéennes de Belfort. Est trop cher, trop loin, trop chimérique. Envie de pleurer? Oui envie de pleurer? Moral profondément, scandaleusement, affreusement plus bas que le bas du bas du plus bas de tout ce qui existe de bas. Envie de Chris Martin, Damon Albarn, Beck, James Morrisson, Stevie Wonder, Simon Le Bon et Murdoc. Intellectuellement bien sûr bande de petits pervers. Envie de The Good The Bad And The Queen. Surfing On A Rocket. Playground Love. Bouffer des tripes de vaches aux petits pois, en sachant bien qu'aucun Français ne peut en manger sans attraper la tourista. En gros la chiasse. Mais moi je peux nananère. Regarder Brokeback Mountain. Baver devant Chris Martin, qui comme le dit si bien mon très cher James Morrisson n'est pas moche du tout. Envie d'un peu moins de monotonie. Monde uniformisé, mode interminable, y a plus de mode. Plus d'monde bien centralisé, personnel, sans poivrons rouges dans les salades, sans Ipod, sans technologie. Sans Pétain, sans extrême-droite, sans Rousseau, Marie-Antoinette, shit, herbe, incunables, plumes d'oie, "Sparks" de Coldplay, George Bush, cette pute de Brigitte Bardot, Marilyn Monroe. Que du Audrey Hepburn, du lourd, de la mode bien clinquante, "Flower By Kenzo", tablettes de chocolat Milka Noisette, Mercury Rev, des concerts un peu moins chers, épousailles anglaises, marchés aux puces tout l'temps. Des mecs plus beaux et plus intelligents. Des femmes plus perverses et plus infidèles.

Tout ça pour dire que je suis folle, peste, chiante, insignifiante, faisant des arrangements foireux avec son cul et sa consciente, tapant comme une malade sur un putain de clavier d'un putain d'ordi d'un putain de cybercafé d'un putain de Barbès Rochechouart d'un putain de Paris après un Buffalo Grill filet de poulet double à la Louisiane sauce barbecue frites et sorbets trois parfums.

En gros, ça va mal. Très mal.

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Un bon livre (enfin!)

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"Et puis, qu'est-ce que ça veut dire différents? C'est de la foutaise, ton histoire de torchons et de serviettes ... ce qui empêche les gens de vivre ensemble, c'est leur connerie, pas leurs différences ..."

 

Je trouve cette citation tout à fait magnifique. Elle est extraite d'Ensemble c'est tout d'Anna Gavalda et ce livre est tout à fait extraordinaire. Frais, léger, pimpant, discret et porteur d'espoir, ce sera la septième fois que je le lis.

 

Camille, jeune femme renfermée sur elle-même, anorexique et désargentée, a abandonné son plus cher talent, dessiner, pour devenir femme de ménage dans une équipe tenue par l'affreuse mégère Josy La Bredart, Tête de Turc n°1 de Carine, Samia et Mamadou, Africaine plantureuse avec qui Camille va fraterniser. Tombant malade au début de l'hiver, elle est recueillie par Philibert Marquet de la Durbellière, aristocrate excentrique et bègue, chez lui. Mais Franck Lestafier, "troisième" dans un restaurant luxueux, ne voit pas ce nouvel invité d'un très bon oeil. De plus qu'il est déjà embêté par les problèmes de santé de sa grand-mère, Paulette, seule dans une maison de retraite située dans une zone industrielle enfumée, abandonnée par sa fille et vivant dans le souvenir de son mari, mort d'une crise cardiaque. Ces quatre compagnons, très différents, seuls, perdus, blessés par leur existence et la société, vont se rencontrer et former un quatuor de choc, en essayant d'oublier leurs petites misères.

 

Le reste, ben, faut lire le livre, et il est pas mièvre du tout. C'est fan-tas-tique.

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Putain de musique

BlogBoum. C'est tombé sec dans ma tête quand j'ai écouté Moody Blues et Soft Machine sur INA.fr.

Blur n'a rien inventé. Et pour cause.

Bam boum boum boum bam. CRASH! Si j'avais été un moustique, j'aurais été écrasée.

Comment peut-on être une force culturelle dans son pays alors qu'on a fait que s'inspirer des groupes de notre époque? Est-ce qu'on se souviendra d'eux après 10 ou 20 ans? Bon bon 17 ans ont passé depuis que Blur s'est formé. Alors ça fait presque vingt ans. Et on a toujours pas oublié. Mais j'ai peur. J'ai peur. Tant de groupes disparaissent. Certains laissent une trace indélébile et d'autres ... bon "Girls & Boys" et "Country House" c'est pas le Pentagone mais quand même ...

Et quand tu entends les Beach Boys ou Madness, tu peux pas t'empêcher d'avoir une sensation de déjà-vu. Le rock est mort depuis longtemps, inutile de se leurrer. Fini les bons sons bien dégoûtants et chaotiques, pas du tout mélodiques pour certains. Rien que des trucs lyophillisés et sans saveur, qu'on te sert dans un plat en carton. La dèche. Certaines épices vous touillent dans le palais et vous avez un petit soubresaut. Mais ce n'est plus le grand carnaval de Rio Technicolor avec sons stéréo inclus et basses à fond. C'est juste bien, joli, ça se laisse entendre ... mais ce n'est plus la plénitude totale d'autrefois. On connaît la chanson. Quelques forces vous reviennent et vous demandent de vous éveiller. Et c'est la tornade britannique. L'offensive outre-atlantique veut percer aussi.

Alors on se replonge dans nos souvenirs. Les années 60 ... quand les gens gardaient 20 francs par semaine et quand la limonade coûtait 25 centimes. Quand le Wild Angels, Soft Machine et les Who passaient à Bercy. Il n'y avait pas encore le play-back. C'était bon, comme une espèce de tourbillon authentique, avec de bons vieux sons, sexy ou pas, qui vous résonnaient dans les oreilles pendant une heure trois quarts. Quand la musique française était magnifique, superbement faite, merveilleusement mélodique. Pas comme maintenant. Quand le chaos rencontrait les anges, béat et idiot peut-être. C'était ce qu'on appelait le bon vieux temps. Et les gens savaient présenter les émissions. Ce n'était pas des petits branleurs comme M.O.F ou T.A. C'était la fin de l'insouciance.

Maintenant, il ne reste qu'une chose à faire : bouder sur notre grille-pain Russell Hobbs en ressassant nos espoirs perdus en pensant très fort à Jim Morrisson, sans comprendre pourquoi avait-il été si attiré par la France. Gueuler. Pleurer un peu même. Avoir le mal du temps.

Mais les Tibétains sont forts : nous devons hélas avancer dans le temps.

...

Pense pas trop qu'on respecte vraiment ça ...

Al-kE-mE

(musique et maestros ensemble je vous prie)

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Chiotte!

BlogEt voilà il est très très tard et je vais m'endormir avec des rêves de Beach Boys plein la tête (elle est très endommagée quand vous avez écouté en boucle "I get around") et fantasmer sur le fantôme de jeunesse et de beauté de Damon Albarn, parce que franchement, quand je vois les photos de lui sur MySpace de The Good The Bad And The Queen, c'est pire que les pit-bulls au formol ou les jeux à tendance crise cardiaque sur Absoluflash.com : un moment, ça te tue le cerveau.

Histoire "so fair" avance. En gros, voici le topo : une fée de 400 ans qui en paraît 16, est la fée de la famille royale d'Angleterre. Le prince n'a rien de charmant : il était beau, consommateur de légumes et de jolies filles et à présent n'arrive même pas à avoir fière allure dans son costume car sa maîtresse architecte l'a plaquée pour les monuments modernes. La future reine est une roturière qui a un putain de caractère. Ajoutez à ceci une ambiance loufoque, un ours en peluche qui parle à tendance psychopathe, un tamanoir en chapeau-melon et bottes de cuir (quand même pas ...). Et une Bretonne, et des Ecossais fous à lier ... bref, c'est tout moi ça.

Bon, j'ai encore rien à dire et ça devient lourd en ce moment, finalement c'est bien d'avoir un blog. Quitte à faire souffrir les gens, c'est bien de leur dire les choses en face.

Pourquoi je ne le fais jamais?

Al-kE-mE

(ahhaaa, Damon, pourquoi ta vieillesse est si belle, comparée à certains?)

Posté par Nothing Nothing à 17:57:00 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

The Show (ultimate)

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Suite à des évènements antérieurs assez importants, il me donne une furieuse envie d'écrire.

Comment dire? C'est pire que le Lexomill, vous êtes dans un état semi-comateux. Vous ne vous prostituez pas. Vous ne buvez pas. Vous ne vous droguez pas non plus. Vous avez tout ce que vous voulez. Vous ne faites pas vos devoirs. Vous êtes quelqu'un comme moi, qui hérisse le poil à chaque contrariété, à chaque merde de la vie qu'on vous balance à la gueule, à chaque phrase idiote qui vous fout en rogne. Vous êtes affreusement susceptible. Vous êtes feignant. Vous êtes propre sur vous, du moins d'apparence. Vous commencez à en avoir marre de vos amis pour X raison. Vous voulez partir. Vous êtes bougon. Vous désirez un mec, une nana, un chien, un arbuste, de la bouffe, un max de thune en fin de mois. Vous ne comprenez pas pourquoi les profs de sport se bornent à foutre piscine au bac pour un coefficient 1. Vous ne savez pas ce qu'est un partiel à l'université. Vous êtes pas vraiment seul, mais pas entouré non plus. Vous êtes victimes du mauvais sort conjugal. Vous n'avez pas été violé, torturé, éventré. Vous adorez la littérature française. Vous estimez que "Quadrophenia" est un excellent film sur les mods et les rockers. Vous êtes un fan de britpop. Vous voulez vous habiller comme Kurt Cobain. Vous aimez les chemises à carreaux ignobles et totalement démodées. Vous considérez que Damon Albarn est un branleur et qu'il ferait mieux de se soigner les dents et qu'il devrait maigrir parce que la bière fait grossir. Vous pensez que le seul alcool buvable est la piña colada. Vous pensez que Supergrass est un groupe de pochards à whisky. Vous vous surprenez à aimer Carla Bruni pendant un fraction de seconde, avant de cracher sur le poste de radio et à écouter Just Jack. Vous voulez être quelqu'un de vintage, d'underground, de Gwen Stefani. Vous ne comprenez pas pourquoi on catalogue Damon de HOT dans les commentaires sur YouTube alors que vous le pensez secrètement et que vous postez un commentaire disant qu'il est hot. Vous écoutez des chansons mélancoliques en boucle, histoire de bien vous saper le moral. Vous écrivez des articles à la pelle malgré trois contrôles à réviser pour la veille. Vous estimez que la France est un pays raciste et communiste. Vous vous méprenez sur vos intentions. Vous n'aimez pas trop l'hiver. Vous estimez que le nom "popaul" pour désigner un pénis est ridicule et vous ne comprenez pas pourquoi Marilyn Manson y fait mention dans sa biographie que vous avez bien lue, et que vous l'avez trouvée dégoûtante et malsaine. Vous aimez écrire, vous foutre de la gueule des garçons. Vous abhorrez être pris pour un con. Vous n'aimez pas trop le mièvre, mais vous regardez des films mièvres. Vous vous sentez imcompris quelque part face au monde qui vous entoure. Finalement, vous êtes pas tellement paumé, vous avec un peu de jugeote. Vous avez des remous dans le ventre à chaque contrariété.

Finalement, vous êtes comme moi, tout compte fait.

Al-kE-mE, salut les copains. Et vive les chemises ignobles.

Posté par Nothing Nothing à 17:49:00 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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