16/04/08
Monotonie? Désirs de changement? Ou ça d'abord?
Je hais la monotonie.
C'est pourquoi j'écris des histoires parfois un peu bizarres, que j'aime la musique mystérieuse, donc un groupe comme The Good The Bad And The Queen me convient très bien. Il reflète bien l'atmosphère d'un conte pour enfants.
Le dernier article que j'ai fait sur la petite maison est un rêve d'enfant. J'ai toujours pensé qu'un arbre sortirait de sa place et m'emmenerait dans une petite maison blanchie à la chaux, où il y aurait des effluves d'hibiscus qui embaumeraient l'air. Ce serait un bel arbre au tronc solide et entortillé de jeunes branches, avec des feuilles aux lignes fines bien vertes et dont la tête ressemblerait à celle d'un papy aux rides comme des labyrinthes. Et puis là-bas, il y aurait trois lunes et des tas de chats. Et "Nature Springs".
Cette maison aurait un grand hublot, où on pourrait observer la nature environnante. Il n'y aurait pas d'écrans bleus de la mort, des gens qui frappent les homosexuels avec un pied de biche comme on l'a fait pour Jack Twist, des semeurs de zizanie qui ne savent pas que la fidélité existe et qui s'amuseraient à tout défaire. Le mal n'existerait pas.
Des oiseaux partout, tous les piafs de la création. Des bariolés, des unis, des tristes, des joyeux, des tableaux vivants et des mochetés, des utiles et des paresseux, des vifs et des lents, des grands et des petits. Pas de discrimination.
Et puis des vaches. Finalement, les animaux n'auraient pas de conscience politique. Le mauvais temps serait beau. Les nuages ne seraient pas de pauvres tranches blanchâtres découpées à la va-vite mais des plates-formes arrondies, larges comme des océans. Les alcooliques ne vomiraient plus, parce que je déteste le vomi.
Pas de pauvres types ni de prostituées. Pas ce besoin de montrer son cul pour un peu de fric. Un peu de sentimentalisme, sans tomber dans le mièvre.
Ce serait un monde idéal, on parlerait un bon français, en oubliant MSN et les SMS, comme le dit cette pauvre conne de Diam's. Elle, elle ne sait pas à quel point c'est important de S'INSTRUIRE.
Ce monde m'échappe. Je comprends de moins en moins l'engouement qu'on porte à tel ou tel truc. La simplicité, ça n'attire personne apparemment. Moi, j'aime ça. Pas besoin de dix-huit mille couleurs.
Ce monde m'échappe. Il m'échappe d'autant plus que je ne le trouve pas beau. Même il est dégueulasse, il ne mérite pas qu'on le regarde. Il ne m'attire pas. Il est chaotique et répugnant. Et parfois si merveilleux. C'est moche. Moche qu'il change tout le temps. Cette grisaille, cette tristesse, elle me rattrape à chaque fois.
Alors quand je peux et que j'en ai ras la casquette et que j'en ai gros sur la patate, je m'attable au bureau et je tape tous les articles que je veux, comme pour laisser échapper un pan de mes rêves, faire des tournures littéraires pour que tout le monde comprenne.
Faut que ce soit accessible.
Hahahaha, mon côté vieillot et nostalgique accessible. Ha elle est bien bonne celle-là.
Al-kE-mE
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