.: ONLY / GREY :.

Lonely people in a lonely country.

30/10/08

La pensée est que ...

Phrase incomplète, comme toujours.

Je revois encore des photos de mon ancien bahut avec les gens que je côtoyais. Je ne sais même pas qui c'est.

Je revois la photo d'un certain D. Connais pas.

...

Quelle conne je suis n'empêche.

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27/10/08

Perte de conscience

Elephant

J'ai encore l'impression d'être un animal sauvage. Un animal sauvage débarqué du zoo de Lyon, qui a un peu de mal à s'habituer à la socialisation, et ça m'énerve.

Huit ans de Lyon, et tout est perdu. Il faut réapprendre à aimer, à sourire, à être contente, à arrêter d'être chiante. Mais le pire c'est que c'est plus fort que moi.

Bon, je trouve qu'on est quand même plus gentils avec moi qu'avant. Mais je crois que j'ai besoin de quelqu'un qui m'apprivoise et qui m'aide. Le pire encore, c'est que je me rends compte que j'ai VRAIMENT besoin de quelqu'un ici qui soit sur la même longueur d'onde que moi. J'ai besoin de compréhension, de soutien, de tendresse, toutes ces choses. Quand je me regarde dans la glace, j'ai l'impression d'être une espèce de bête sauvage abandonnée, perdue, qui est enfin rentrée chez elle, mais qui peine à marquer son territoire. Je ne suis pas vraiment triste, juste un peu déçue que tout ne s'est pas fait tout de suite. J'aurais pu paraître plus naturelle, mais j'ai le sentiment que c'est ma nature qui est comme ça. Et que les gens n'arrivent pas à m'accepter.

C'était toujours la même rengaine avant. Etre ceci, être cela, foutrement emmerdant, si vous voulez mon avis.

Mais j'ai de la chance. Beaucoup de chances. Dernièrement, j'ai vu à la télé une femme SDF de quarante ans avec ses cinq enfants à la DDASS, une grand-mère avec 700 euros par mois. Oui il y a pire, oui il y a pire. Il y a aussi cette grosse envie de se faire aimer des gens.

Alors maintenant, en méditant sur tout cela, je me mets à écouter Etienne Daho.

(Faudrait arrêter de faire des grimaces, là!)

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26/10/08

De reeeetour.

Monster

"Appelle mon numéro, j'ai le sang si chaud, appelle mon numéro tatatata entre dans l'histoire, entre dans le noir ... tatatatata"

Comment peut-on faire une chanson aussi minable?

'tain, encore un écran bleu. Ca n'arrête pas ces temps-ci. Je suspecte un pilote défectueux mais j'ai fait panneau de configuration et aucun ne semble en conflit sérieux. Encore d'autres périphériques et tout est Ok. Je ne vois vraiment pas. Peut-être une surchauffe, parce que P'pa éteint rarement l'ordinateur. Je lui dis souvent que ce geste si simple peut éviter de péter une carte mère. Mais bon, il faut ce qu'il veut, c'est son ordi portable, pas le mien.

Faudrait un miracle, n'empêche, pour que les Mac coûtent un euro.

Je suis donc obligée de poster un article même pas fini pour ne pas voir celui-ci se perdre dans les méandres informatiques de ce putain d'ordi. Mais j'avoue n'avoir pas le choix parce qu'on ne sait jamais.

Deux cafards exterminés il y a deux semaines. Je suspecte une invasion.

(Là, j'en profite pour dire que ça fait cinq fois que j'essaie de faire l'article, mais un écran bleu a encore tout foutu en l'air)

Je résume : Une Equatorienne a été canonisée par Rome, Sainte Narcissa. Maru, le type avec qui j'ai eu une peur bleue et avec qui j'ai conversé pendant un an, me paraît à l'heure actuelle un insondable connard, qui aime tout péter (même à la Sorbonne), un type destroy et qui n'hésite pas à se droguer. C'est un homme faible, parce que la drogue est l'apanage des faibles. Avant lui, j'aimais tout. Pendant nos conversations, j'ai détesté Ladytron, Amy Winehouse, The Fratellis et Kaiser Chiefs. Après lui, j'ai toujours détesté Ladytron (un groupe de merde que j'adore), mais je recommence à aimer ces petits gens, et en particuler Amy Winehouse, parce qu'elle a eu le cran d'être destroy et de ne pas paraître toujours impeccable aux yeux des gens, parce que c'est une femme.

Après ça, j'ai médité gravement sur la misère humaine et ses conséquences, en gros ce qui pousse une jeune fille comme moi à converser avec un type de 12 ans plus vieux que moi complètement allumé, repoussant, drogué et alcoolique de surcroît. En plus il m'avait menti parce qu'il m'a dit qu'il ne fumait pas.

Maintenant après cette mésaventure (pas plaisante du tout, vraiment ...), j'ai toujours un frisson d'effroi lorsque je vois le Morzine et rue Doudeauville derrière la rue Poulet, où je réside temporairement. Toujours une crainte de voir ce type bizarre, tout droit sorti d'un film de David Lynch ou d'un Goulag russe enneigé encadré par des gêoliers pervers.

Je respire un bon coup.

Sinon j'ai acheté avec mes alloc' une place de concert pour voir The Kooks au Zénith, ce qui m'obligera plus tard à acheter leurs albums (en plus des Fratellis et des deux Supergrass manquants). Mais arrivée à la caisse, on m'annonce qu'ils ne seront pas seuls sur scène. Ah bon? Non. Ils auront des guestes comme CSS et Mystery Jets. Je hausse les épaules et tend l'argent. Le billet est précieusement conservé dans la valise d'Elsa.

Pas bête et ouverte d'esprit, je fonce sur Deezer écouter les groupes. Pour ma part, je pense que CSS est cool, sans plus, un peu comme The Ting Tings, et Mystery Jets est un peu mieux, j'aime la voix du gars qui chante, ça me fait presque penser à Blur. The Fratellis me fait indubitablement penser à Supergrass, et The Kooks auraient très bien pu être les fils spirituels de Damon Albarn. Dans une certaine mesure, cette pensée me plaît beaucoup.

(Coupure oblige, je republie l'article, pardon encore.)

Avant, j'avoue avoir détesté puis aimé Flathead, mais maintenant, pas de soucis. On peut me montrer leur clip antiféministe, je m'en balance. Sincèrement, hihi.

Tiens, si vous voulez un truc qui pue le féminisme, je veux dire le mauvais féminisme, je vous conseille de ... ne pas lire "les Juliettes". Déjà à l'époque, Tamama avait trouvé la couverture racoleuse, genre putassière à fond, où pouffe-je-couche-comme-je-respire, avec du rose à fond, avec barré en gros : ELLES NE PENSENT QU'A CA! Le contenu, j'ai pu le voir sur Internet, c'était pirhe que de la merde, même pire que les bas-fonds de la culotte de Paris Hilton, une véritable chiasse journalistique, et je ne lirais pas ce torchon, parce que j'ai quand même du respect envers quelque chose qui aurait pu m'aider à m'essuyer le cul. Si j'ose dire. Enfin bref, la misère humaine atteint des pics historiques, surtout en ce moment.

Le dessin ci-dessus est un essai plus que fumeux (huhu) sur Open Canvas, que j'ai forcément cracké avec un keygen universel. Suffisait de rentrer le code et tout est rentré dans l'ordre. Plus un patch français.

Reste plus qu'à attendre pour Photoshop et le reste.on

Bon, je suis crevée et je ne me suis même pas lavée, un comble pour quelqu'un qui aime les Japonais, allez salut. Faut que je fasse mes devoirs, moi.

ET UTILISER DU FIXATIF!!

 

 

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25/10/08

The Fratellis - Here We Stand (2008)

BlogAprès un premier album plutôt moyen (c'était quoi cette affreuse fanfare dans Henrietta?!), The Fratellis reviennent en force avec Here We Stand, qui encore une fois comme son précédent, n'a pas eu la bête idée de foutre une chanson du même nom dans l'album (j'avoue avoir toujours détesté l'intérêt de mettre la chanson qui a le même titre que l'album, pardon ceci était un aparté sans aucune utilité). Même s'il reste tout de même plus commercial, l'album semble beaucoup moins bordélique que le précédent, plus enthousiaste, profond, flamboyant, authentique et surtout très rythmique, les riffs de guitare, la qualité et la structure instrumentales et le découpage des refrains, nous rappelent indubitablement l'atmosphère la Britpop des années 90, durant laquelle des groupes tels que Blur, Supergrass et Pulp ont connu leur heure de gloire. Here We Stand nous transporte pendant plus de cinquante minutes dans un univers baroque et énergique. Le quatuor semble miser sur l'ambiance fête foraine pour fournir un rock qui se révèle à chaque écoute plein de promesse et très festif... En effet, le groupe semble avoir repris du poil de la bête après un premier album plébiscité par iTunes, surtout leur célèbre Flathead, plutôt entraînant. De My Friend John à Milk & Money, l'attention ne se désemplit pas et The Fratellis nous montre une fois encore qu'ils n'ont pas dit leur dernier mot!

Note : star_four

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08/10/08

Pensez donc ...

P'pa a exterminé près de trois cafards hier, et je suis nulle, plus que nulle même.

Bon, l'appartement, après avoir sué sang et eau, sera disponible aujourd'hui. Mais il n'y a rien là-bas. Je suppose qu'on va devoir acheter petit à petit. Pas grave, moi, le relooking, ça ne me fait pas peur.

Revenir dans le 20ème après tant d'années ... ça fait pleurer. Revoir le belvédère de Belleville. Son marché. La maison de l'Air. Les Pyrénées et Ménilmontant. Le Champion tout en haut. Les couchers de soleil magnifiques. Le Auchan de Bagnolet. Les promenades dans le parc. Les souvenirs déteints de beuveries paternelles aujourd'hui révolues. Saint-Maur. Le Père Lachaise et Jim Morrisson. La rue Sorbier et la rue Orfila. La place Gambetta. Gambetta. La Mairie ...

Oui ça fait un choc. Comme si la vie était toute rose et toute sucrée, jamais sombre et terrible. Non. J'ai survécu à bien pire. Alors maintenant, je peux aller de l'avant, respirer.

Pour une fois.

Posté par Nothing Nothing à 11:54:50 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

06/10/08

On ne peut pas m'en vouloir ...

Blog

Ouin. Pardon du retard.


Oui, c'est vrai, je suis rentrée il y a à peu près six jours. hum, six malheureux jours, c'est long, et assez pour faire des constatations étonnantes ...

Déjà, le déménagement a été atroce. Par ma faute, parce que j'ai soi-disant l'esprit pratique. Deux grosses valises avec toutes les fringues d'hiver, c'est traître. Avoir des courbatures toute la semaine aussi. Mais l'ami de mon père avait pris la bonne initiative d'habiter au sixième étage. Ce n'est pas un luxe. Donc, courbatures, forcément, parce que mon père et moi n'avons pas hérité de la force de Hulk. Normal. Néanmoins, j'arrive dans les temps, heureuse. Courbatue, pétée de partout, stressée à mort, mais heureuse. C'est déjà ça.

Après, la rentrée à 9h30. Hum, les visages se jaugent et tout de suite, je reconnais le goguenard Marin Le Maignan qui a eu la bonne idée de faire le blog. D'emblée il me parle, déjà un gros changement. Puis, j'aperçois Julie, Morgane et Eléonore sur les talons. Aaah, Facebook, quelle merveilleuse idée ... pour une fois qu'un con d'étudiant a fait quelque chose de bien, on ne va pas s'en plaindre ... puis, en classe, petite surprise : les tables amovibles sont montées sur des tréteaux, ce qui donne un charme bancal à la pièce. La directrice fait son entrée avec le directeur (fondateurs de l'école). Une liste de fournitures longue comme le bras nous atterrit dessus. Oui, c'est cher, oui les profs font des efforts, oui c'est sûr au moins on est des artistes quoi XD. Bon, je me dis, je suis en pleine dépression, je peux me permettre de faire la morte XD. Non je plaisante.

Puis, c'est vraiment l'ascension du bonheur : ON PEUT TUTOYER LES PROFESSEURS. Non, vous ne rêvez pas. Oui, je dessine toute la journée (sauf demain peut-être), oui je passe mon temps à faire des croquis et des petits schémas. OUI, IL EST INTERDIT D'ECRIRE. NON, ON N'AIME PAS LE LYCEE LA-BAS. Et oui, hihi, je peux dessiner ce que je veux, puisque MON style va ME permettre de M'IMPOSER. Forcément.

... c'est ainsi que les autres jours filèrent à la vitesse de la lumière, avec son lot de dessins et de croquis en tout genre ... snif. Mais un snif de bonheur. Heureusement.

(seul petit hic n'empêche, le professeur de graphisme ressemble fortement au type bizarre avec qui j'ai eu le malheur de converser pendant un an sans me douter un instant qu'il était forcément gros et destroy, très destroy. Avec beaucoup moins de kilos, beaucoup moins de sensation d'effroi, et beaucoup plus de classe quand même ...)

Bon. On en est là. Je me tape culture visuelle demain et anglais professionnel. Je salive à l'idée de le savoir d'avance hinhinhin.

Bon, les tréteaux comme bureaux de salle de classe, ça peut être la mode du futur ...

Posté par Nothing Nothing à 23:39:00 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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