.: ONLY / GREY :.

Lonely people in a lonely country.

29/06/09

Kuro / Shiro / Neko (et autres trucs se finissant en o)

AirC'était le temps du bien-être. MTV n'était pas envahi (pas trop) de télé-réalité monstrueuse, où tout le monde prend des poses d'acteurs porno en se suçant les doigts. C'était le temps des BONS programmes même si certains sentaient la vieille chaussette, Dismissed entre autres, et puis l'inoubliable Jackass, qui choqua mes jeunes années à grands coups de fesses avec des billets agraffés dessus et du vomi plein la bouche. MTV News me faisait connaître des groupes que personne n'avait entendu parler avant, à l'époque, Internet venait juste d'exploser. Le MTV Dance Floor Chart sortait des tubes techno que maintenant la plupart des admirateurs aimerait voir aux oubliettes. Puis, les bons vieux dessins animés underground au charme insolent comme Spy Groove et entre autres, le plus remarquable, DownTown que je ne ratais jamais.

C'était également le temps de Blur, Gorillaz et forcément, Air.

"Electronic Performers" était passablement étrange, comme "Don't Be Light" d'ailleurs. Je ne manquais pas d'être très très étonnée de toutes ces choses vivaces et tentaculaires. Gorillaz, dans son genre, était pas mal gratiné lui aussi, avec un "Clint Eastwood" inoubliable. Premier clip de Blur : "Music Is My Radar". Pas ma chanson préférée, juste le souvenir de vestes bicolores balancées sur le groupe laissant voir des filles avec des bandeaux en vinyle cachant leurs seins. Prophétique. Deuxième : un plan sur un ver de terre, Blur écrit en lettres toutes en déliées, bleues. "There's No Other Way". Prophétique, deuxième fois.

Lorsque je n'ai plus eu MTV, j'ai été noyée dans un marasme, perdant mes repères et ma tête en même temps. Que faire? Lorgner stupidement M6 qui était quand même courageux de diffuser "Clint Eastwood" en plein été? Non, il n'y avait plus rien.

Puis, 2004. Talkie-Walkie sort. Tout me revient et le déluge d'information me revient, comme par enchantement. Et pas seulement pour Air. Murdoc, Noodle, 2D, Russel, Damon Albarn, Jamie Hewlett, Jean-Benoît Dunckel et Nicolas Godin sortent de leur forteresse mentale pour devenir vrais. C'est le début de Fnac. Pour les deux zoziaux sur la photo : sourire mutin désarmant et yeux bleus, aussi transparents et étranges que la glace, allure de diablotin, une sorte d'énergie mal contenue. L'autre, plus sérieux, yeux noirs transperçant tout, cheveux roux, plutôt rares, à une époque où on loue les cheveux blonds tendance Brad Pitt ou cheveux bruns façon Tom Cruise. Musique atmosphérique, clips conséquents. Un choc.

Finalement, après trois jour d'inactivité totale (pas la peine d'expliquer pourquoi), je me mets à raconter ça. Comme quoi c'est tout de même un comble d'oublier tout ça en un battement de cils. Tout vous paraît parfois si pâle, si flou, si imprécis... avant qu'un bon coup de massue imaginaire vienne semer le trouble dans votre esprit déjà bien embêté. Et alors, tout s'éclaire, tout devient clair et limpide comme de l'eau de roche.

Comme quoi, Deezer n'a pas que des défauts.

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26/06/09

Only black.

Et que vois-je sur Canalblog? La flagrante information, tombée comme un couperet. En prime, une photo.

Mon coeur va saigner.

Tata n'a pas appelé. Mais je sais qu'elle ne sera pas bien aujourd'hui.

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Bonheur et foutraque culture en ce pays, huhu.

Des petits idiots attendent tels des chiens les résultats du bac. Je ricane d'avance.

Retour à Lyon. P'pa s'est réfugié chez vous-savez-qui, la soeur de Mario a débarqué, il était naturel que je parte. Je passe l'après-midi avec Elsa et une amie. Je ne sais pas quoi voir : la suite d'Higurashi, qui à mon grand regret, n'est pas gore du tout, ni même vraiment flippant (aux dires d'Emilie) ou Gurren Lagann, mais regarder un anime de 26 épisodes, pardon 27, me paraît rebutant. Serial Experiments Lain est introuvable sur les plateformes habituelles et Kemonozume m'a quelque peu... désorienté.

Ce juillet, la troisième saison du Professeur Désespoir et une adaptation très très gore des "Dix Petits Nègres" d'Agatha Christie, Umineko. Qui est, paraît-il, très flippant. Le manga l'est plus.

Tiens, NaruTaru est réédité. Je me replonge avec frisson dans le souvenir de l'anime, dégoûtant et répugnant à souhait vers la fin, vraiment insoutenable. Mais avec un dénouement passionnant.

Ce matin, horrible nouvelle. Encaissé le coup, quelques larmes, regardé les vidéos. Ce soir, je ne sais pas si je vais faire une soirée spéciale. Mince, on avait prévu de voir Jarhead. Ca m'enfonce le moral, mais il faut.

Je me console tant bien que mal avec... Damon Albarn? Non Air, ducon. Pâle consolation ce matin, après le choc de la nouvelle. Si vous ne voyez pas de quoi je parle, z'avez qu'à regarder Yahoo! ET VOUS COMPRENDREZ MA DOULEUR!

...

Suffit maintenant.

(snif, snif, j'arrête pas de pleurer, allez, il y a encore plein de chanteurs sur Terre...). Bon je vais en profiter pour résumer mes envies passées, qui le sont vraiment.

1999-2000 : Pokémon.
2000-2002 : Gorillaz. Leur disparition soudaine en 2002 me causa une grande tristesse.
2001-2003 : Smallville (mes entrailles tressaillent)
2004-2005 : Diffus. Non, ce n'est ni une marque de bonbons, ni un groupe de musique, mais les souvenirs étant ce qu'ils sont dans ma caboche, je présume que les envies n'étaient pas très claires. HA SI! FULL METAL ALCHEMIST! QUELLE IDIOTE JE SUIS!
2005-2006 : Gorillaz.
2007-2008 : Découverte de Blur et Supergrass, sûrement les meilleurs instants de ma vie. Acheté "Parklife" et "In It For The Money", le meilleur Supergrass!
2008 : Toujours sur la même voie.
2009- : Air (et vous ne savez pas encore à quel point)

...

Ils sont mignons, Air. Gentils, gentils. D'apparence. C'est ce que j'aime. En fait, je me suis rendue compte récemment que leur ambiance très pop et propre sur elle n'était que l'arbre qui cachait la forêt. C'est plus complexe que ça. C'est lié à quelque chose de plus profond ancré en nous, des bouts de mélodie qui sont comme les puctum de Roland Barthes (qu'ils adorent), une espèce de retour en arrière dans notre mémoire. C'est gentiment grivois sur les bords. Je cite Sex Born Poison et Wonder Milky Bitch dans un de leurs albums. Que vois-je dans le clip d'Alpha Bêta Gaga? Une culotte, blanche, dans les froufrous des danseuses de saloon dans un désert, Air mutés en cowboys fringants (toujours classes et ... j'arrête) dans un clip digne d'un film de Clint Eastwood. Et Cherry Blossom Girl, réalisé par un réalisateur de films porno? Je vous laisse imaginer la suite.

Bon en fait, il se passe rien comme nous, on l'entend, ce qui est un plus. En fait, l'emmerdant, c'était que la fille n'arrêtait pas de titiller le col de chemise de Dunckel, avec un sourire désarmant. Dunckel + Période groupie + hormones + ennui total + emmerdes = Combo de la mort. Emmerdant, je vous jure.

Hihi, en fait, Air, c'est des hommes qui n'ont jamais vraiment grandi. Ils nous agacent avec leurs mélodies qui nous rappellent l'enfance et les beaux jours à manger des cerises dans les champs, embêté par le voisin qui nous tire dessus avec son pistolet à eau. Ca me rappelle presque les photos de Jill, dans les collines vertes, avec des gens qui faisaient la roue, leurs ombres se dessinant sur la verdure.

...

Rien ne pourra vraiment égayer ma journée aujourd'hui. Etant donné que lui nous a... rien que d'y penser, j'ai le coeur rempli de chagrin. Mais sa vie a été tellement... jalonnée de drames. Papa et Maman auraient du s'occuper de lui plus sérieusement, c'était le plus sensible des enfants qu'ils avaient. Mais Papa a tout gâché. Et les frères s'y sont mêlés avec un égoïsme inouï. Et les soeurs. Puis les déclarations erronées au tribunal, les mariages foireux, les enfants sous des masques. Supporter ça toute une vie? Non, Il était presque un dieu, mais ce n'était qu'un mortel qui souffrait trop. Va-t-il devenir un dieu à présent? Va savoir. La mort n'arrange rien parfois. Je ne sais pas comment les évènements vont se dérouler. Mais les conséquences seront désastreuses pour la famille. Tant mieux pour eux, ils n'ont fait que lui pomper du fric.

Horreur et dévastation aujourd'hui.

(avec en prime, un aparté stupide : je suis vraiment fatiguée.)

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21/06/09

CHAUD!

Ah, je me réveille (qui aurait cru ça?) avec des choses très vaporeuses dans la tête et des idées brouillonnes. Faudrait que je dessine plus.

Les trentenaires sont un peu plus sympas en ce moment. Ils me font moins chier. Réponse : je m'en fous d'eux en fait. Plus je suis loin, mieux je me porte. Ils sont peut-être la sève de notre société, mais faut pas abuser quand même. Et puis j'ai réfléchi : la société nous emmerde en nous disant de nous marier et de faire des enfants. S'ils n'avaient pas envie de faire ça et de laisser couler la vie? Moi je me fiche bien qu'ils se marient mais les enfants? Ca a toujours été épineux pour parler de ça avec eux. J'ai essayé, des amis ont essayé. Et c'est le même manège. Regards dans le vide et moues dubitatives. On se demande alors si on a vraiment en face de nous des adultes. Et puis on les comprend, ce n'est pas dans leurs projets pour l'instant. C'est à ce moment-là que je quitte l'endroit, vissant impitoyablement mes oreillettes et branchant mon Sony en écoutant la dernière merde torchée par le Grand Journal.

C'est un contrepoint de teenager fâché face aux problèmes d'adulte. Dommage.

...


Fini Pocket Symphony. Joli album. Avec quelque chose d'étrange dedans. Mais carrément envoûtant, comme si chaque note avait été pensée, mesurée et distillée pour en faire sortir le meilleur. C'est difficile de faire de l'expérimental en ayant l'air intelligent de nos jours. J'aime beaucoup. Comme si Talkie Walkie était la prémice de ce qui allait devenir cet album, avec le voix de Jarvis Cocker et Charlotte Gainsbourg. Je me suis sentie bien, avec une pointe de mélancolie.

...

C'est l'été aujourd'hui et j'ai TOUTE une fournée d'albums à écouter et acheter, TOUTE une fournée d'anime à regarder, hahaha. L'été sera CHAUD!

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Argh....

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Suis dans les choux, argl. ARGL.

Pendant que Naulleau massacre Lalane chez Ruquier, je suis dans les choux.


Trop plein d'Air aujourd'hui (HAHAHA! Bonne blague)... docs sur Internet, photos du groupe, et bien sûr, une rétrospective TOTALE et COMPLETE de leurs chansons. Quand on a "Sexy Boy", "Once Upon A Time" et autres délires célestes, il est vrai qu'au bout d'un moment, vous saturez.

Un vieux souvenir d'il y a deux ans, et j'en parlais déjà avec P'pa. J'avais vu un spectacle d'eux, je ne me rappelle plus ce qu'en avait pensé Elsa, je crois qu'elle n'avait pas spécialement apprécié. P'pa non plus. Moi j'aurais voulu lui dire que je préférerais mille fois dépenser 36€ pour voir un spectacle un peu trop intellectuel que de me farcir une dinde genre Britney Spears chanter sept chansons en playback. Et payer (ne soupirez pas, c'est la vérité vraie) près de 150€. Véridique et américain, de surcroît.

Au début, je dois avouer, ça n'a pas été facile. Je voyais ces deux types comme les nouveaus nababs de la musique électronique française. La confrontation réelle a été quelque peu rude. Je vois défiler Dunckell sans sourciller, comme une conne. Nicolas Godin nous file entre les doigts, pressé de voir son amie, ce que je ne critique pas. Mais je ne lâche pas le thon, je tiens bon. J'aurais récolté un compliment sincère sur l'originalité de mon prénom (encore...) et un autographe! Je meurs. Et je repars, quelque peu titubante. Haha.

Air n'est pas le meilleur groupe du monde, mais c'est une référence de l'électronique. Je me suis passée aujourd'hui toute leur discographie et mon avis a été plus nuancé. Des chansons sont à améliorer et d'autres sont carrément des chefs-d'oeuvre de la pop mélodique. Ayant lu des commentaires de vieux croûtons encore dans leur trip Never Mind The Bollocks dans des forums de musique, je peux vous confirmer : Casanova 70 et Modulor Mix (issus de la compilation Premiers Symptômes en 1996) sont impeccables, les prémisses d'un succès d'un groupe français qui est un des mieux exportés au monde. Suit le reste : Moon Safari en 1998, trip joyeux et sucré qui bouleversa mes jeunes années et mon rapport avec la techno, 10 000 Hz Legend en 2001, plus ombre et expérimental, injustement boudé, Talkie Walkie, indubitablement frenchie et sorte de reprise de Moon Safari, mais un poil plus inquiétant, sorti en 2004. Puis Pocket Symphony en 2007, que j'écoute maintenant (mais il faudra attendre demain à mon avis car je suis trop fatiguée pour l'instant), plus "aquatique" et un chouia plus sombre. Mais ma première écoute ne m'avait pas emballée, je me suis forcée à l'écouter, et je retrouve dans cet album un petit peu de... de tout en fait. Un petit peu de Moon Safari, une étendue de 10 000 Hz Legend, une bonne dose de Talkie Walkie et une grosse mesure de charme Air-esque. S'ensuivra vers la fin de l'année Love 2, dont le premier single sortira le 6 juillet, Do The Joy. Mais faut attendre le 6, mes enfants. Ouin. Snif, mon coeur. Je pleure.

Ne parlons pas des musiciens, mon coeur va lâcher, bêtement. D'abord un grand type roux plutôt sévère mais finalement drôle à ce que je pu voir dans les interviews, avec un air de banquier d'affaires, qui a été dans le passé prof de maths. Personnellement, je préferais un Monsieur Godin en prof de maths qu'à un Monsieur Cloupet si vous voyez ce que je veux dire. Puis le brun, Dunckell, le plus mystérieux, le plus étrange et le plus timide. Toujours affublé d'une casquette, il s'agit d'un petit brun mignon comme tout qui me fait plus penser à un lutin adepte du clavier qu'à autre chose. Tout ce qu'on sait de lui, c'est qu'il est père de cinq enfants. Les deux ont à peine quarante ans et on dirait des éternels adolescents, jamais en rupture d'inspiration et de rêveries cosmiques, pleines de singes en tee-shirts et de fusées, de gorilles, de pilotes de ligne, de savants fous, de robots, de mélodies au piano. C'est beau, c'est cool, c'est mignon, c'est Air. Tout simplement.

Mais ayant subsisté dans un trip frais et réconfortant comme une brise d'été qui apaise le soufre de la montage, difficile de dormir tranquille sans avoir la tête qui tourne. Déjà, les paroles défilent et font écho avec mes pensées... Aaaaah. Ce matin-là... don't-be-light. Le soleil est près de moi. Cherry Blossom Girl. Napalm Love. Another Day. Ce matin-là. Universal Traveler. Electronic Performers. Et toutes les autres... cela tourbillonne comme les feuilles d'automne et retombent dans une accalmie méritée, avec comme fond sonore des phrases en anglais désenchantées sur des mélodies aussi éclatantes et dures que du diamant.

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20/06/09

Haha, on revient. Tous. Sans exception.

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Contrairement à certaines personnes, moi j'arrive toujours à trouver un titre, bon ou mauvais.


Je ne fais rien de particulier en ce moment, à part supporter un putain de vent froid (ON EST EN JUIN BORDEL DE COUILLE), à me gaver d'oranges et à redécouvrir Air, en découvrant des horreurs sur Internet, comme la pseudo-divulgation des secrets par des tarés sur Secret Story (ah bon? C'ETAIT UNE MISE EN SCENE?), une chose que je trouve vraiment inintéressante (pourquoi le mettre ici alors?) et aussi ma plus belle "crotte du Net" : un pseudo groupe de pseudo rock ALLEMAND (oui vous riez, mais attendez pour voir) de jeunes (hahaha) de... 13 ans, nommé Apollo 3. Apollo 3. APOLLO 3. Non. Sans déc'. J'vous jure, messieurs dames, mais j'ai rien fait, je réclame le DROIT DE VIVRE. Non content de pomper tout ce qui avait été fait avant (doit-on VRAIMENT citer cela?!), ils ont rabaissé la moyenne d'âge à douze ans, histoire de faire polémique. Pendant que Boule et Bill bossent à LA, les bébés teens font des siennes dans le pays teuton, faisant (presque) évanouir des filles de leur âge. Apollo 3, retenez ce nom. Voici la pochette de l'album, à faire MOURIR DE RIRE n'importe quel graphiste de ce nom. Et puis aussi le clip, ECOEURANT. On écoute ça trois secondes et puis on laisse...

(fin de l'aparté)

Je regarde Bones aussi. En fait, toutes les séries policières sur les chaînes. J'ai même eu le temps de finir Kanon, qui est assez étrange. Je préfère tout de même Clannad, encore Clannad, toujours Clannad. L'univers est plus... comment dire? Plus mieux quoi. Kanon était superbement réalisé, il y avait cette même poésie et tristesse. Air TV était affreusement triste, le déroulement l'était, plus que la fin, et bien sûr merveilleux. Mais triste. Kanon était triste, même si je sentais une certaine distance, peut-être parce que Yuichi ressemblait trop à Tomoya, que je préfère huhu. J'attaque Entre Elle et Lui, oui c'est un énième anime romantique, mais fait par la Gainax, ce qui signifie que l'histoire et le graphisme sont du tonnerre de Dieu. Oui.

(On notera également Ebichu dans la catégorie anime bizarre et burlesque, une sorte de Hamtaro complètement TARE, avec du CUL, beaucoup de CUL dedans, et une bonne grosse claque au machisme japonais...)

Bouhou j'ai trop d'anime à voir en ce moment : Trigun (en stand-by), Cowboy Bebop (UN MUST) et un trèès vieux souvenir Canal +, Escaflowne! Haha je vous vois venir, un bon vieux truc vieux indispensable à voir et à revoir à toute heure du jour et de la nuit huhuhuhahahaha...

Paraît que l'héroïne est une vraie connasse, mais ça, ça ne m'étonne pas.

Sinon Naruto, c'est de pire en pire, je prie juste pour qu'une grosse pierre tombe en plein dans la face de Sasuke. Juste pour le fun. Pour rire un peu...

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17/06/09

Fin de désastre.

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Couette moelleuse, souvenir d'un Coca frais dans un café de merde, dernières paroles d'un prof, onctueuses comme celle d'un prêtre, l'oreiller est tentant. Et je me mets à ...

P'pa m'a brusquement arraché à ma rêverie.

Résolu à écouter les anciens albums de Air, avant qu'ils aient pondu cette galette monstrueuse qu'est "Pocket Symphony". Calmes et simples comme un jour d'été, pas grandiloquents, mais pas franchement inintéressants non plus. Au moins, c'est un des rares mérites qu'a su créer la France, la fameuse french touch, qui s'exporte si bien et qui satisfait tout le monde, moi y compris.

'tain, la promotion, bouhouhou.

Plus de regrets... mais pas vraiment la pêche. C'est toujours pareil avec moi : les fameuses remontrances pathétiques. Typiques de fin d'année. Et le lendemain tout disparaît comme un mauvais rêve. Les nuages ont dissipé le mauvais temps, jusqu'à ce que...

Bon, ça va, je n'ai rien à me reprocher maintenant, même si j'ai causé pas mal d'ennuis comme d'habitude. J'ai des pensées émues aux futurs bacheliers qui passent la philo demain. J'ai eu 7/20 dans cette matière, un échec total pour la L. M'en fiche. Même si mes notes ne sont pas mirobolantes, des épées de Damoclès qui m'empêchent d'entrer dans des mises à niveau. Ca ne me dérange pas vraiment, même si l'horizon ressemble à une pensée d'oiseau, qui ne sait pas s'il doit s'envoler. Je n'aime pas tellement l'école. Je m'étonne que peu de personnes disent qu'elles ont été traumatisées à l'école...

...

Mes pensées redeviennent fluides maintenant. J'ai fini le smoothie fraise framboise, je pense beaucoup à ma mère et à ma soeur, à toute ma famille en fait. Je revois des photos de ma cousine Olympe pendant la Pentecôte, avec tous les enfants des cousins, les femmes, les enfants, les petits bébés. Ces détails devraient m'horripiler, moi qui déteste tout. Ce ne sont que des cousins par alliance, mais je les sens proches de moi. Je suis un peu triste de ne pas aller les voir par moi-même.

Là, j'ai nettoyé ma clé, supprimé des articles, perdu trois kilos et commencé à refaire des logos. Un peu de pratique et ça sera bien.

L'été peut commencer.

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Universal Traveler

40789940_pPromos grandissantes à Fnac et Virgin, seins coupés à foison, projet finalisé malgré avalanche de bouledogues, graines du Diable, ronces, épines, venin, serpents exotiques, grenouilles de l'Amazone, crânes et os, Photoshop qui plante et autres joyeusetés beaucoup trop nombreuses pour être toutes notées dans ce article minuscule de ce blog minuscule d'un site minuscule écrite par quelqu'un avec une intention minuscule.

J'ai réussi à acheter "Diamond Hoo Ha" pour une bouchée de pain. Critique bientôt disponible! Et compteur à étoiles qui m'a toujours fait baver d'envie! (Ouahahaha la geek).

...

(Maintenant vous aurez compris que les points de suspension représentaient un répit dans la pensée)

...

(Deuxième fois)

...

Ç'aurait été une belle journée... si cette pétasse de Hannah Montana n'avait montré le bout de son nez sur Direct Matin aujourd'hui. J'en ai soupé de cette sale face de hamster. Non mais vous avez vu comment elle sourit?! C'est une horreur! Pouah! Et par-dessus le marché, elle s'est photographier par Anna Leibovitz. Et ça a été un pur scandale. La pose était... étrange. D'ailleurs je dois dire que c'était plutôt suggestif comme photo... mais étant donné qu'on est dans un pays puritain (toujours le truc qui se coince dans la gorge), ça ne m'étonne qu'à moitié. Bon, c'était un truc artistique FAIT PAR UNE PHOTOGRAPHE DE RENOM, alors qu'on ne me dise pas que ce n'était PAS voulu. Face de hamster m'a exaspérée dans ce reportage sur elle par 100% Mag et ça continue encore aujourd'hui.

Haha j'ai reconnu "Save A Prayer" de Duran Duran dans Nip/Tuck lorsque Christian se tape une fille qui se dit atteinte du cancer du sein. S'en suit bientôt une jolie scène d'exhibitionnisme de la part de cette fille devant une salle d'attente médusée. S'en suit un découpage littéral d'un sein avec plein de jus de framboise, dans une salle d'attente plus que choquée. Oui, Nip/Tuck n'a pas peur de mélanger des trucs des années 80 avec du sang qui gicle. Un truc pour Elsa, je note.

(Admettons quand même que c'était hardcore comme scène, hein)

"Talkie-Walkie", les autres albums d'Alanis Morisette, "Konk", "G-Sides"... j'avais tous ces petits albums dans mes mains, et je les ai délibérément lâchés pour partir à O'CD. Je suis une méchante haha.

En tout cas, ça va me faire un sacré paquet de critiques rien que pour ça, huhu!

('tain, regardez-moi cette tête de vainqueur, vraiment atroce...)


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16/06/09

Supergrass - Road To Rouen (2005)

Road_To_Rouen_cover 2005, mauvaise année pour Supergrass. La mère des frères Coombes , les joyeux leaders du groupe, meurt. Danny Goffey est à la une des tabloïds pour copinage avec Jude Law et sa copine. Surtout avec sa copine. La joie des Supergrass et une onde de tristesse due aux évènements, laissent naître Road To Rouen, beaucoup plus court (35 minutes), beaucoup plus laconique et beaucoup plus instrumental sur les mélodies. En effet, Tales Of Endurance semble nous donner un aperçu de ce que sera l'album : lenteur, mélancolie propre au groupe, avec un mélange de basse et de guitare presque expérimental. "St Petersburg" continue sur la voix, sorte de ballade pop lancinante qui nous plonge au plein coeur de l'hiver. Les autres chansons, Sad Girl, Road To Rouen, Low C et Fin, dévoilent une atmosphère désenchantée, où il est difficile d'en sortir. Par moments, l'éclat rigolard de Supergrass survient dans Coffee In A Pot, hommage aux anciennes musiques des années 30, Kick In The Teeth est tout aussi énergique et on semble retrouver un peu de I Should Coco dedans (leur premier opus). Mais tout cela semble plongé dans un état catatonique, dont les membres du groupe essaient de s'en sortir, à en juger les deux chansons cités précédemment, éclats de joie inespérés figés dans une atmosphère morose. Road To Rouen est sûrement l'album le plus expérimental de Supergrass, et finalement pas si inaccessible que ça. A la fin de l'album, on se sent sonné, presque désorienté devant tant de chagrin retenu, on n'en sort forcément pas avec l'envie de communier avec la nature, mais plutôt avec la rage de vaincre. Tout simplement...

Note :
star_four 

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14/06/09

Nettoyage tardif de printemps, mais nettoyage quand même.

Flying_CastleJ'ai supprimé pas mal d'articles, surtout ceux où j'ai été plutôt méchante. En réalité, sur le moment, ça défoule de traiter untel de grosses dents et de fermière, et après on se rend compte qu'on a utilisé -50% de notre cerveau, un peu comme lorsqu'on utilise Windows : on n'exploite que 40% de la bécane en maudissant Bill Gates, mais on s'y fait. On se sent comme un petit enfant qui a volé des bonbons chez la marchande : une petite satisfaction, avec la peur instantanée de la fessée.

Tant pis pour les sarcasmes auxquels j'ai droit. Mais au moins je réponds, ce qui était impensable il y a encore un ou deux ans. Je n'ai plus peur des autres, même si je suis toujours aussi réticente à faire des liens (héritage familial? Paresse?). Parce que le monde change, les goûts changent. Mes proches changent. Heureusement pour eux.

Après avoir passé dix-huit de ma vie à avaler des couleuvres, je peux à présent penser comme je le souhaite. Chose impensable pendant longtemps. Je sors d'un gros marasme mental en ce moment. Peut-être que c'est ça l'âge adulte. Plus qu'un teenager et moins qu'un enfant. Désireux de prendre des résolutions et écouter les autres, et en même temps se forger une opinion. Se construire. Essayer d'essayer. Que c'est dur.

C'est d'autant plus dur que j'ai l'impression de nager dans l'incertitude de mes décisions et de mes actes, bons et mauvais. On essaie d'être sympa avec moi et je me bloque. Lourd tribut de mes exploits peu glorieux à l'école, et qui remonte à la primaire? Mais une école privée, c'est pourtant loin d'être l'enfer. C'est même le grand répit après trois années infernales au lycée, à essayer de faire les yeux doux à un garçon qui ne le méritait pas, tout simplement parce que monsieur était casé. C'est bien moi, ça, foutre la merde et l'incertitude chez les gens heureux. Toujours un mot pour grimacer, une fausse note à ajouter à un Te Deum. Ou une tache d'encre sur du beau papier. Ca me rappelle ce fameux moment ou Mr Piddle a griffonné sur un bout de papier que tout le monde saurait que je l'aimais. Moment incongru en plein cours d'histoire-géographie et incertitude totale.

...

Bon, j'ai commencé, alors je continue sur ma lancée.

Monsieur était bosseur, beau, spirituel, bon copain, excellent artiste. En d'autres termes, le garçon parfait. Il s'en est fallu de peu pour que MOI, je tombe dans le piège que seule une fille comme moi pourrait tomber. Alors, je le dis sans fioritures et sans peur : je l'aimais. Un peu. Et puis j'ai commencé à me poser sérieusement des questions. Etait-ce vraiment ça?

On peut être con et se faire des questions genre psychologie désespérée et typique adolescente : Attirance due au surplus d'hormones (ben quoi? Tout le monde a connu ça, je défie quiconque que...), peut-être. Monsieur était loin d'être moche, très loin, même. Amitié? (Que. Je. Brrr. RAAAAAAAH) Euh même pas. Le vide immense, j'essayais de parler. Mais rien. Et puis enfin ... ce sentiment-là. CE SENTIMENT-LA. Vous comprenez.

Mais ça a viré au drame, comme toujours avec moi. J'ai pas mal mis de méchants articles sur ma défaite personnelle et je me suis sentie très triste par rapport à ça. Il a voulu qu'on s'explique. On s'est expliqués. Ca n'a pas été très joyeux maintenant que j'y pense. Et puis le fameux moment du car où je lui ai tout avoué, en larmes, plus démunie que jamais. Un moment de pure débilité concentrée à 200%. Oui, une belle merde. Je pensais que le charme agirait et que ça marcherait. Non. Erreur 404. Syntax Error. La vie est plus cruelle, hélas, elle nous offre toute en qu'elle a de plus horrible. Non, ça n'a pas marché.

Je croyais bêtement que c'était mon ami. J'aurais pu être ami avec lui et ça n'a pas marché. Du moins, si j'en crois à ses silences radios par rapport à mes appels. Je crois que je devrais mieux oublier. C'est mieux, mieux que de se torturer le crâne sur un fantôme. Toute cette énergie, ces larmes, cette sueur, ces appels au secours... tout ça pour rien. Triste sort pour triste histoire.

J'aimerais que ça ne recommence pas. D'autant plus que ma bêtise légendaire pour régler des crises comme celles-là est plus forte que jamais.

...

Alors, s'il vous plaît, si vous voulez me parler, essayez, ESSAYEZ. Okay? Hein?

(Ceci est un article à but non lucratif. Toute personne voulant en savoir plus sur ces dernières paroles désespérées est priée de se contenter d'exécuter l'ordre et c'est TOUT.)

Posté par Nothing Nothing à 18:02:09 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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