27/07/09
Wrong...
(photo prise lors de mon réveil trop TROP matinal)
Bonnes petites vacances, petites petites petiiiites...
...
Quelles vacances. Elsa a fait une offrande à Alain Kardec, le père du spiritisme et veut se mettre à la guitare. Nos voisins sont plus bruyants que jamais. Ils ont pété le record du monde de "gens balancés contre le mur". J'ignorais jusqu'à présent ce qu'était une mezzanine.
...
Je me suis réveillée avec un sérieux mal de crâne avec en fond sonore les merveilleuses disputes de nos voisins qui, au passage, ont un bébé tout ce qu'il y a de plus mignon. J'ignore ce qu'ils en ont lorsque la moutarde monte au nez, mais il disparaît bizarrement... pour réapparaître, tout aussi bizarrement.
...
Oui, c'est fabuleux juillet, avec son cortège de "chuis fauchée" et de "que va-t-on foutre de nos vacances" et aussi de gros Magnum. Après c'est août, avec son cortège de "Paris ouah il y a plus personne" et de boulangeries fermées (obligée de faire seize kilomètres pour acheter une baguette de pain et je pensais pas que les gens avaient les moyens de partir en vacances et merde quoi c'est la crise sisisisi maisnonmaisquoimaispasdutouuuut raaah grrroar). Mais étrangement les plans se dessinent, l'avenir semble être une fine ligne droite qu'il faut suivre sous peine de tomber.
...
Toujours en plein revival, j'ai encore eu des frissons en regardant le clip de "Am I Wrong" d'Etienne de Crécy.
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Bizarrement, tous mes collègues me parlent de "Super Discount" alors que je ne connais que "Tempovision".
...
J'ai du attendre près de huit ans pour parler d'Etienne de Crécy sans avoir l'air d'un extraterrestre. Huit ans plus le supérieur pour en arriver là, j'arrive pas à y croire.
Bonnes vacances sinon.
19/07/09
Easy to listen.

(AAAAAAARGH, POURRRQUUUOOOOIIII... Lui et cette... GROAR.)
Réécouter Air, c'est comme retrouver des vieux copains de classe et discuter longuement avec eux : une sensation harmonieuse. Retrouver Air après toutes ces années, c'est un vrai souffle au coeur, dont j'ai besoin en ce moment...
Tout a commencé un banal après-midi pluvieux typiquement parisien, il y a près de... boudiou, presque huit ou neuf ans. A l'époque, le câble commençait a envahir les foyers français, dont le mien (j'étais une des premières dans l'immeuble). MTV battait son plein, avec son lot de merveilles, de nullité humaine, d'une certaine dureté de la vie, de dégoût parfois et aussi des premiers frissons. C'était peu avant le séisme Gorillaz en réalité. Le premier clip de Air était "Sexy Boy" : Dunckel et Godin en explorateurs avec un singe dans l'espace. Doux et chouette, la vidéo se regardait sans difficulté, une incroyable impression de mollesse réconfortante, comme lorsqu'on enfonce ses dents dans une brioche, un réconfort pour moi surtout. Tout de suite, les premières interrogations : qui étaient ces deux jojos mignons, habillés comme des explorateurs au beau milieu d'une ville tentaculaire avec un singe plus qu'étrange? Je dessinais vaguement des ombres semblables avec des singes (perdu ou jeté les dessins depuis...) eux pour être plus précis. Ils ne me semblaient pas réels. Ils me plaisaient avec leurs cheveux mal peignés et leurs allures maladroites. Beau moment de rêverie.
Plus tard, en 2001, une vidéo qui me faisait très peur : "Radio #1". J'étais partagée entre l'envie de voir ce clip et le fuir. Elsa avait peur aussi : un couple d'humains-robots préparant le petit déj' dans un cadre futuriste. Peu de temps après, Air décide de verouiller les commandes et un solo formidable de batterie explose. Le couple détruit tout, renverse tout et s'envoie de la nourriture sur la tronche. Puis, BOUM, les têtes explosent, laissant voir une antenne avec une lumière rouge qui clignote.
Ca avait suffi à me faire peur. J'ai tout de suite eu un coup de foudre pour Air, instantanément.
Puis, 2004 : ma tante avait la sale manie de laisser cinq minutes de plus lorsqu'elle enregistrait un film. Après avoir regardé un film qu'elle nous avait enregistré, j'ai vu trois clips à la suite : "Strict Machine" de Goldfrapp, "Kiss Of Life" de Supergrass et "Alpha Bêta Gaga" de Air. A l'époque, Air était encore flou dans ma tête. Le clip était étrange : un western avec des nuages roses comme de la barbe à papa, et des filles sexy jaugeant Godin et Dunckel en train de boire ou cueillier des coquelicots. Ca a suffi à me faire rappeler pas mal de trucs.
2009 : presque neuf ou dix ans plus tard, je me retrouve à Fnac, à acheter l'intégralité de leurs albums plus Premiers Symptômes, un formidable disque lounge aux influences seventies.
C'est quand même bizarre la vie, hein.
14/07/09
Quand un air vous possède.

(Dunckell se travestissant en extraterrestre. CLIC CLAC, a fait la touche Impr. Ecran.
Façon minime de combler l'angoisse typique de "que-seront-mes-vacances...)
Elsa va sûrement relire l'article. M'en fous.
Vacances de bourrin : pas d'sous, crises, glaces à l'eau, matage de vieux clips (réussi à dénicher Etienne de Crécy et St Germain, à croire que j'ai TOUJOURS AIME la French Touch...), actualités, Internet qui rame, affreuse et lancinante question métaphysique sur QUEL anime mater (Umineko? Finir Gurren Lagann? Ni Kai? Umineko? Gurren Lagann? Ni Kai? Ni Rei?), glaces à l'eau, rematage de vieux clips (tiens! des versions longues).
Rematage d'anciens clips de Michael Jackson. SYNTAX FATAL ERROR. 404. J'ai pas osé voir les versions longues, trop pénibles. Vieux souvenirs qui remontent à la surface, une des rares choses au monde qui mettaient tout le monde d'accord à la maison. Même maintenant. Je ne vous raconte pas à quel point la nuit de l'enterrement a été chaotique : Elsa, M'man et moi regardant l'écran plat, voir le cercueil, imaginant ce type plein de vie dedans. DEDANS. Une impression de vide inouï. Quelques secondes après, on était à ramasser à la petite cuillère, trois pauvres femmes défaites, défoncées. Atroce. Restait juste l'image d'un petit garçon habillé en rose, chantant d'une voix divine devant le patron de la Motown. Un truc de malade. Un tel charisme à un si jeune âge. PLUS PERSONNE ne serait capable du quart du cinquième du millième de ce mec. Peut-être que des tas de blogs ont ressassé cette mort, et que vous en avez par-dessus la tête, mais c'est affreusement triste. Comme si... on avait tué un ange. Même la mort d'un président ne ferait pas autant de mal. Comme si la Terre avait vu se péter un bout de planète. Comme si un peu d'harmonie avait disparu de la surface du globe. Flippant, injuste, moche. C'est tout ce qui me vient à l'esprit.
Je repense à ses actions... un type qui voulait mettre fin au racisme, à la violence et à la cruauté humaine. Un type qui voulait rallier toutes les cultures, qui faisait des dons et chantait avec des enfants. Un type très doué, perfectionniste à l'extrême, danseur universel avec une force incomparable. Et puis cette voix. Même en rêve on pourrait pas en faire autant. De l'avant-garde. Un type humble.
En écoutant ça, je me dis que tout est vain. Blur est vain. Supergrass est vain. Même Air, Alanis Morissette est vain. Tout est vain. C'est quand même terrible de dire ça. Un tel niveau d'excellence qui sera atteint un jour? Dépassé? On verra ça. Pour l'instant, on a droit à un florilège de stars toutes plus camées les unes que les autres, avec leur cortège de sans culotte, de mômes névrosés et paresseux, de fêtes alcoolisés où on perd son âme, des starlettes soucieuses de garder leur 34, des arrogants et des prétentieux, des faux-culs et des charlatans. Donner un don pour Michael Jackson signifiait donner un don. Aujourd'hui, c'est se faire voir. Faire des longs clips BONS et BIEN FILMES pour Michael Jackson signifiait de l'art, pas que de la simple promotion. Aujourd'hui c'est infaisable, parce que trop long, trop compliqué, trop cher, pas mercantile.
Je parle, je parle et je parle encore... et je me dis que je ferais mieux d'arrêter, parce qu'Elsa va lire de toute façon, et que Air sort son album le 2 octobre. La rentrée sera dans le même temps, et je vais peut-être partir en Espagne. Peut-être que dans la vie, tout s'arrange. Oui, on a perdu une grosse, GROSSE GROSSE GROSSE étoile, mais on peut continuer.
(tiens, c'est bête, cette image inaugurait un bon article, mais au moins, j'ai dit ce que j'avais de la ressource.)
12/07/09
Sing a song urgently for my poor lil' brain.
Ouah, un sacré titre pour un article plus que squelettique. Huhu.
Refait 5000 fois l'article parce que j'avais pas grand-chose à écrire.
D'une part, bouhouhouhou j'ai raté la Japan Expo. Enfin... bof. Boooof. Etant donné qu'il y a avait une Naruto Festa et CLAMP là-bas... Tiens, d'ailleurs, maintenant que j'en parle! Faisons le point.
Je reformule : aller là-bas n'aurait pas été possible. Pourquoi? Le gentryfication. Ca ne te dit rien? Oui, ce phénomène du au prix exhorbitant du loyer à Paris, qui t'empêche de vivre et t'oblige à prendre cette magnifique chose qu'est le RER. Résultat : des grèves à foison, montrant le mécontentement grandissant de la populace lasse, montrant également la mainmise des syndicats (toujours chiants les syndicats). Alors vous vous retrouvez avec un vrai troupeau de gens à la gare. Genre atroupement physiquement impressionnant. Ajoutez à cela une chaleur étouffante et une organisation plus que douteuse. Des queues pour faire des queues, oui, c'est amusant. Moins amusant quand on se retrouve en compagnie de gothic lolitas et de Narutards en mal de ramen. Oui, des blouses orange, c'est chiant. Vraiment.
CLAMP INDISPONIBLE TOUTE LA JOURNEE. Va donc comprendre quelque chose, c'est leur 20 ans. LEUR VING ANS. Et en plus des tirages au sort pour savoir qui va dédicacer qui. Putain.
(n'empêche, j'aurais bien voulu un petit dessin de Kero, j'adore ce petit ourson. Snif. Je ne suis pas une fan inconditionnelle de kawaii, mais j'adore Kero. Kero, toute mon enfance.)
J'ai quand même un peu peur de ces rassemblements. D'une part parce que je tolère très très peu la JPop qui peut paraître insupportanle, et les otaques font parfois peur. Il faut voir l'aplomb de certains, à rester trois heures devant un Guitar Hero. Mais les parents font leur boulot ou quoi? Ah, ça ne vaut pas la FLANDER'S COMPANY! A bas les NARUTARDS! HAHAHAHA!
Ga.
Je m'étrangle. Vite. Et j'ai besoin d'air. Non, je rectifie, j'ai besoin d'Air. Quatre CD pour 20€, c'est traître. Et une putain de bonne occasion pour crâner avec ta discothèque. Sûr.
Faut se dépêcher, là.
(euh sinon, je vais bien, hein.)
07/07/09
Là où vous mène l'ennui.
Ce matin, 10h29. Elsa dit que je suis folle. Elle a raison.
Do The Joy ce matin. Incroyable cette capacité de Air à exprimer beaucoup de choses avec peu de choses. Comme si chaque mélodie était décortiquée, mesurée, filtrée, coupée en morceaux pour en extraire le meilleur (en parlant comme ça, on dirait une pub pour le café...). A croire qu'ils ont encore de la ressource tous les deux. L'album sort le 9 octobre. Bien curieuse de savoir de quoi ils vont parler par rapport à ça (je sens que la manette va mourir durant toute ce temps...).
J'avais aussi envie de parler de Jeff Koons, que peu de gens apprécient autour de moi (certainement parce qu'ils sont restés old-school). Mais étant donné le véritable lynchage auquel j'ai eu droit en cours et les déclarations peu flatteuses des amis de mon père, je préfère m'abstenir. En fait, je me demande si c'est parce que son art est mercantile que ça pose autant de problème.
J'avais fait un super article sur ça, mais bon, je préfère flotter doucement aux sons réconfortants de la chanson, hum hum hummm.
06/07/09
Retour en arrière (et vous ne savez pas encore à quel point)
Cyprien, le gynéco pervers inventé par Elie Semoun, a fait un film dont la BO a été faite par Dunckel.
Il m'a fallu plusieurs heures pour m'en remettre.
Du coup je me suis rabattu sur les photos et maintenant je connais tous les noms de ses enfants et de sa femme, oh putain OMFG, exterminez-moi. Elsa a le courage de terrasser les moustiques, alors pourquoi pas moi? Un gros flacon de citronnelle et je rends l'âme, c'est pourtant pas compliqué.
(Et encore...)
OMFG quand même.
(respire un bon coup)
Puisque c'est comme ça...
Damon Albarn (1968-)
A été en couple avec Justine Frischmann, membre d'Elastica (qui n'a pas fait long feu) jusqu'en 1998.
Depuis, sort avec Suzy Winstanley (peintre) et a eu une fille, Missy (né en 1998). Elle ressemble beaucoup à la mère mais a le visage du p'pa. Trognon.
Voilà.
(...)
Après une overdose d'atmosphair, il est temps de revenir aux bonnes vieilles traditions.
THIS IS A LOOOOOOOOW!
Quand je veux, je me calme.
04/07/09
Supergrass - Diamond Hoo Ha (2008)
Le temps file à une telle vitesse... et puis bam. Sans qu'on le veuille vraiment, on se remet à penser à nos petits groupes de musique favoris, et tout d'un coup, le nom de "Supergrass" revient. On se demande comme le quatuor le plus allumé d'Oxford va tirer son épingle du jeu après Road To Rouen, album nostalgique rempli de regrets et de mélancolie. Diamond Hoo Ha peut peut-être paraître moins original que l'autre opus qu'on ne présentera plus, mais il peut au moins se vanter de montrer à quel point Gaz Coombes et ses sbires n'ont toujours pas perdu de leur gouaille et leur humour. Car si album de rock il est question, Diamond Hoo Ha remplit le contrat haut la main. Diamond Hoo Ha Man, le premier single, annonce déjà la couleur. S'ensuit Bad Blood, une sorte d'hymne pop efficace à l'énergie mal contenue, puis Rebel In You, plus fanfare énergique que banale ballade. Jusqu'à Butterfly, magnifique chanson très Supergrass, avec des temps morts et des reprises de refrain avec un Gaz Coombes plus inspiré que jamais. Jamais l'album ne nous fait tomber dans l'ennui et l'envie de zapper : les sonorités sont plus catchy que jamais, ajoutant à cela l'énergie propre à ce qui est toujours l'un des groupes les plus importants de Grande-Bretagne... Non, décidément, Diamond Hoo Ha n'est pas une prolongation de Road To Rouen, mais plutôt un retour aux sources, avec un peu d'I Should Coco, d'In It For The Money et de tous les autres, flamboyant, mélodique et charmant à souhait, désuet et nostalgique, ironique et triste, avec des riffs entraînants et une composition toujours aussi intéressante. Décidément, Supergrass est toujours au top, Diamond Hoo Ha en la preuve vivante. Un excellent album à consommer avec modération, à n'importe quelle heure de la journée. Diamond Hoo Ha, un album qui donne la super PÊCHE.
Note : ![]()
03/07/09
Dirty trip †

Finalement, Moon Safari n'a pas porté chance. Aujourd'hui était une belle journée pourtant. Je suis allée au Auchan de Saint-Priest avec ma chère cousine et son copain, le fils de la fille de mon oncle, la mère de ma cousine et ma tante. On s'est disputés, le petit enfant a été impossible et a eu l'affront ultime de parler de son père, qui paraît-il, n'a pas payé le fisc pendant dix ans. Depuis, sa femme rembourse chaque centime et forcément, a une épine PROFONDE et DOULOUREUSE dans le coeur. Tata a toujours cette foutue manie d'appeler les mauvais papas géniteurs. Et tout s'est déroulé de manière sinueuse, comme un bon film familial malgré des couacs et des petits cris, plus causés par la turbulence de l'enfant (justifiée).
Jusqu'à ce soir. Anniversaire de Papy.
Il a raconté des trucs que JAMAIS il n'avait raconté auparavant. Voyez plutôt, c'était en plein Espagne franquiste. Son père allait dépenser tout son argent dans les bordels, Papy était forcé de voler, pour bouffer. Un truc de malade. On aurait cru un scénario de Polanski. Et les carabines, les dix chiens gardant des haciendas bien grasses de blés et de fruits. Les grottes, passer la frontière française en 1948 pour rejoindre Toulouse et se faire soupçonner de franquisme. Incroyable, encore maintenant, les mots me manquent, et je ne pouvais plus rien dire de plus.
Je pleurais déjà.
Pas mal de fatigue, de non-dits, de bousculades mentales. De mots furieux, aussi flous que le passé. Je pleurais déjà en fait.
J'ai appelé P'pa, me sentant profondément merdique. Je parlais trop, trop et trop fort. Un flot trop fort de force mal contenue. Tous les albums de Air auraient été insuffisants ce jour-là, des images étranges me tournaient dans la tête.
Trop cool. Idéal pour finir une soirée. Se ressourcer au Air, franchement.
J'ai lu l'enfance de Michael Jackson dans le numéro spécial Inrockuptibles, ça m'a calmé un peu. Et j'ai revu "Scream" de Michael Jackson. Indéniablement un des clips préférés. Cette esthétique du blanc et du noir est superbe, rien à redire, une perfection totale. Moments d'anthologie surtout : la scène de la "récréation", ou Ze King Of Pop pète des vases précieux au ralenti. Autre moment : Janet zappant d'un air mutin sur les différentes statues avec une manette venue d'un autre univers. Je le mettrai.
Je me sens beaucoup mieux maintenant que j'écris. C'est un bon signe.
De retour à Paris dans peu de temps, horreur totale (je n'aurais jamais cru ça en fait...)
Je chantonne doucement.
"...with such confusions don't it make you wanna scream... hum hum hummmm."
02/07/09
Désintox forever...
Je réécoute Moon Safari, décidément cet été SERA FRENCH-TOUCH ET JE VOUS EMMERDE.
Et je n'arrive toujours pas à croire que Air fait 10% de ses ventes en France. J'ai vraiment la certitude qu'il y a quelque chose de pourri dans les croyances culturelles dans ce pays. On est même prêts à dénigrer ça, j'aurais jamais cru ça.
Quelque peu nerveuse et en sueur, toujours lorsque ma tante vient nous rendre visite. Encore ce paradoxe de la famille : angoisse et joie au rendez-vous, telle une prophétie qui s'applique à presque tout le monde. Et moi, je n'ai que la force de tapoter rageusement les touches du clavier pour exprimer un certain malaise.
Déjà, impossible de s'entendre. Je me retrouve plongée dans une basse-cour, où je me sens, malgré moi, comme une petite poule pas vraiment avisée. Et ça rigole et ça radote. Et moi, parfois, j'aimerais vraiment décrocher. Le pire, c'est que je veux me sentir redevable envers elle, parce qu'elle m'a donné trente euros aujourd'hui, et je pars au grand Auchan demain pour faire les courses. Autre moments rempli de joyeusetés entre autres, comme la découverte du petit ami d'Olympe, un de mes cousines préférées, que j'ai appelé Karadoc, parce que paraît-il, il est "con comme une chaise" (citation du patron de la taverne où se soûlent Karadoc et Perceval lorsque celui-ci parle de Guenièvre dans la série Kaamelott). Oui, j'ai de l'imagination. Non, ça ne me plaît pas que cette fille aussi intelligente sorte avec un mec qui dit tout haut que celle-ci lui fait des pipes extraordinaires. JE VOUS JURE, une horreur. Je ne l'ai pas vu, juste en photos, et déjà, ça résume tout. Si jamais il me demande si j'aime faire des trucs de cet acabit, je suis capable de dire :
"Ah oui, mais je préfère me faire enculer." On verra bien quelle tête il fera.
Bon, oui, je suis un poil tendue parce qu'Elsa profite toujours de la situation pour m'humilier comme elle le fait si bien de temps à autre. Mais je pense que c'est plus le fait qu'il y a ma tante à la maison qu'autre chose. Enfin. J'imagine que c'est ça l'aaaaadolescence, et cette stupide manie de faire comme bon nous semble.
Oui, bien sûr. Sauf que les cinq soeurs Lisbon, elles, semblent plus sympathiques.
Je repense à Virgin Suicides soudain. Cette beauté des images, comment Sofia Coppola a-t-elle pu capturer avec une telle vitalité ces visages de jeunes vierges tourmentées dans la joie de l'adolescence? Cette lumière, et puis finalement... retour à de la platitude totale. Pourquoi? Je me souviens avoir eu la gorge serrée et avoir versé une toute petite larme. Ce n'est pas juste, vraiment. Et cette musique... je fais vraiment chier avec ça. Mais putain, "Playground Love" quoi. C'est une tuerie mélodique. On ne peut pas changer de chansons avant d'avoir écouté celle-là... impossible.
Je me sens de plus en plus mal. Mais ça va, là. Tant qu'il y aura Air, ça ira. Euh en fait, non.
Si, si, si.
Tiens, ma mère est rentrée dans la chambre, et elle m'a prise pour une conne. Devant... remontrances de vieilles peurs d'enfance encore là.
Plus en ROGNE que ça, je ne sais pas.
Bon, ça fera au moins trois albums en une soirée. Je ne sais pas comment tenir.
...
...
"you make it easy..." hum hum hummm, hummmmm, huuuum, lalala, dididi diiiii...
(faire semblant de chantonner pour ne pas craquer, ça peut servir en fait.)
Si seulement je pouvais fermer la porte à clé!
(News de 21h56 : et comparaisons avec p'pa, mais je ne peux pas savoir, j'ai un casque, y'a quand même une justice en ce bas-monde)
L'oeil dans le trou de la serrure...
Pardon, j'ai vraiment l'impression que j'écris des articles de plus en plus petits, à cause des doigts en sueur qui collent au clavier.
Mais bizarrement, mes parenthèses sont foutrement plus longues.
Me suis tapé un bon gros bout de "Tenacious D : The Pick Of Destiny", même si je ne sais pas trop comment ça finit (j'ai lâchement abandonné le canapé tout neuf avec un coussin spécial amovible avec deux trous dedans pour mettre des verres et de l'espace pour mettre de la bouffe, tout CA pour Air, mais je suis une intoxiquée ou quoi?). Un bon gros trip adolescent, avec de bonnes grosses guitares et des voix grasses. Jack Black et Kyle Glass sont parfaits, la musique est BONNE et le film super super de sup de sup. Bons gros gros moments de rigolade. Critique plus posée à venir. D'ailleurs, je crois bien que je vais ne faire que des critiques de trucs, Velocifero de Ladytron m'ayant poussé vers cette voie.
Je recommence à faire des rêves très étranges, étrange, avec le temps, devenant même un synonyme d'Al-kE-mE. Un rêve très ancien montrait Dunckel et Godin habillés en cow-boys, dans un trip Alpha Bêta Gaga, sautant des haies, les points affichés par... un cheval. Plus tard, un gorille met fin à la rêverie. Autre rêve : je suis dans une banlieue Desperate Housewives, avec Katherine Mayfair dedans, souriant faussement lorsque je lui annonce que je vais repeindre le mur commun (???) et que j'agrandis mon patio pour y planter des fleurs (?????). Plus tard, un travelling façon Kubrick, D en personne! Je veux lui parler, mais lui n'en a visiblement pas envie... il court trop vite, de manière désagréable, et je ne peux pas le rattraper. D'un coup, des bribes d'"Electronic Performers" apparaissent. Soudain, tout disparaît. Plus personne dans les rues, je suis la seule. Une putain d'impression. Je regarde au hasard. La maison d'où sort la musique est bizarre : des tôles ondulées, des fils partout, des papiers d'aluminium avec un soleil éclatant dedans. Et puis je me rapproche encore plus, je vois un sas avec un robot dedans. Un robot qui ressemble à... oh punaise, le ROBOT ME RESSEMBLE!
Réveil. Flip et trip à fond, ce rêve m'achève. Il ne restera que de cet éclat futuriste qu'une brume légère et argentée qui restera collée à mon crâne durant toute la journée.
J'ai mal. A la gorge. J'écoute Diamond Hoo Ha, prouvant que je peux me désintéresser d'Air juste deux secondes.
Deux secondes plus tard, je réécoute. Et je lis des interviews improbables où Dunckel dit qu'il ne défend pas la scientologie et qu'il aimait bien Joe Dassin (brusque étranglement dans la gorge), et qu'on a même proposé au groupe de faire un album pour Mylène Farmer!! Mais de qui se moque-t-on? Vous les voyez, vous, en costume en cuir avec des mygales autour du cou? HAHAHAHA! Peux plus m'arrêter de rire maintenant, après la sinistrose générale occasionnée par... enfin vous voyez quoi. Bon. Oui.
Kof kof kof, une sombre image m'a traversée l'esprit. Dixit : mon esprit tordu.
Bon, prochain article : une critique, promis. Ca m'évitera de parler de...
...déjà fait.



